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Ces lieux ouvrent une fenêtre à la fois sur l’artiste et l’œuvre, et nous rappellent que ce que nous pouvons considérer dans un premier temps comme la vérité intemporelle et universelle de l’œuvre d’art ne peut être détaché des particularités complexes de son origine spatiale et matérielle. Les œuvres d’art qui trouvent leur origine ou reflètent l’architecture et les thèmes spatiaux font également partie de l’exploration. L’unité mexicaine qui apparaît dans les visites se compose de plusieurs lignes directrices que notre sélection tisse ensemble :

El muro (le mur)
Le mur en tant qu’élément architectural joue un rôle à la fois chez les muralistes à partir d’une pensée révolutionnaire pour rendre l’art aussi public que possible, et dans les ateliers d’artistes pour faire un mouvement « vers l’intérieur » comme à Casa Iturbide de Mauricio Rocha et Casa Pedro Reyes. À Casa Wabi, la relation particulière avec le mur aiguise le conflit entre les cultures japonaise et mexicaine. Dans d’autres œuvres architecturales, il sert de scène pour rendre les corps, les lumières, les vues et les sons perceptibles.

Cielo y tierra (ciel et terre)
La vision cosmologique du monde et le vénération de la voûte et des corps du ciel se retrouvent dans l’architecture préazteque et précolombienne comme à Teotihuacán, mais la relation avec le ciel dans l’architecture contemporaine est également remarquable. L’utilisation fréquente de pièces ouvertes sans toit, s’appuyant sur la longue tradition mexicaine des cours, créent un endroit pour regarder le ciel, entendre le paysage et ressentir le passage du temps. Dans de nombreux cas, la terre et le sol nécessitent une manipulation spécifique en raison de la tectonique et des roches volcaniques brutes, ou les pierres volcaniques sont utilisées comme éléments de construction dans l’architecture. L’attention portée à l’utilisation des terres locales lors de la création d’architecture en briques ou d’œuvres d’art se reflète également dans de nombreux projets, ce qui, dans de nombreux cas, donne un grain riche à l’ensemble.

Luz y color (lumière et couleur)
Les couleurs des peintures murales aztèques forment le protagoniste abstrait de nombreux projets poétiques. Et tout cela sous le ciel bleu, el cielo azul. Le bleu profond de Frida Kahlo. Le rouge coupant de Diego Riveira ou Juan O’Gorman. L’or éblouissant de Matthias Goeritz. Le blanc brillant glissant de Felix Candela. L’ocre ensoleillé de Ricardo Legoretta et le mystérieux rose profond de Luis Barragan.